Bien entretenir mon olivier

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ghanmi H
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Bien entretenir mon olivier

Message par ghanmi H » 11 nov. 2014 18:09

Bonsoir tout le monde
Je me permet de poser qqes qst sur les meilleurs systèmes d'irrigations pour les oliviers jeunes (6 à 10 ans)?
et une autre qst :la fumure d'origine animale (mouton et chevres) peuvent etre utiliser ou il vaut mieux acheter les fumures commercialisés?

Merci d'avance

coupet
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par coupet » 11 nov. 2014 20:36

Bonsoir,
Pour l'irrigation : http://www.afidoltek.org/index.php/La_c ... irrigation
Pour le fumier,tout est bon ,surtout si il est gratuit.
Cordialement.

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 11 nov. 2014 21:44

Bonsoir,
Quelques précision sur le fumier. A savoir, lorsque vous épandez du fumier non composté, pour ce pourrir, la matière organique mange l'azote que vous avez dans le sol.
Mettre du fumier "pailleux" il faut impérativement faire un apport d'azote. Sans quoi, vous aurez l'effet inverse, plus de mal que de bien.
Autrement, et c'est ce que j’emploie, une fumure à base de fumier, composté sous forme de bouchon. Là, aucun souci. De plus, ce type d'engrais retiens les éléments fertilisants, comparés au chimique, qui lui, les pluies régulières et abondantes ce lessive dans le sol, et par conséquent est en partie perdu pour la culture et néfaste pour nos nappes phréatiques.
Té vé, je suis en train de faire de la théorie bio ...... qui a dit que dans le conventionnel on n'était pas respectueux ???? :lol:
Le chimique est valable pour une absorption rapide pour des cultures annuelles. Ou, pour faire une correction rapide, sachant qu'il faut une bonne pluie et trois bonne semaine avant que les racines l'absorbes.
La fumure organique en bouchon coute entre 250-300 € Tonne, vendu en big bag de 500 Kg. (soit 125 à 150 € pour 1 ha)
Moi j'y met de l'organique à base de fumier de volaille et de lisier de porc. 250 €/T, effet visible dès la première année.
Le fumier, il faut être équipé pour l'épandre, l'engrais organique bouchon, pas besoin de rien si la surface n'est pas grande. Il faut juste prendre sont courage à deux mains. Et prendre une bonne douche avant de ce mettre au lit avec madame ..... il y a que si vous voulez divorcer, là, c'est imparable. :lol:

ghanmi H
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par ghanmi H » 12 nov. 2014 18:31

Merci Mr ZITOUN pour votre reponse detaillée!
Mais j'aurai besoin de qqes conseils :le fumier vous le mettez just sous l'olivier ou il faut le répartir sur une surface plus grande ? (si oui suivant quelle grandeur)
et comment irriguer vos oliviers ? systeme goutte à gouttes ou avec une autre technique ?

Merci d'avance

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 12 nov. 2014 19:37

ghanmi H a écrit :Merci Mr ZITOUN pour votre reponse detaillée!
Mais j'aurai besoin de qqes conseils :le fumier vous le mettez just sous l'olivier ou il faut le répartir sur une surface plus grande ? (si oui suivant quelle grandeur)
et comment irriguer vos oliviers ? systeme goutte à gouttes ou avec une autre technique ?

Merci d'avance
Bonsoir, pour l’épandage, moi je le fait avec un épandeur centrifuge et je couvre la totalité.
A le faire à la main, "à la manouel" :lol: il faut pas avoir peur de dépasser d'un mètre la frondaison.
N'importe comment, les racines n'ont pas besoin de GPS pour trouver à manger, les racines ce développent là où il y a à becqueter. :wink:
Inutile de mettre la fumure au ras du pied, là on fait des arbres flemmards, si on commence par leurs faire du social, on n'a pas finis ..... :lol: ils faut les forcer à travailler en racine.
Pour L'arrosage, Il faut prendre des tuyaux non percés, c'est pas cher du tout. Puis, avec un poinçon, percer le tuyaux et placer 2 goutteurs par arbres.
C'est ce que j'ai fait.
Mais pour l'année prochaine, je vire les goutteurs, et je vais mettre des micro-jets. Là on arrose 1m50 de rayon. Pratiquement l'intégralité de la frondaison.
Généralement, beaucoup d'arboriculteur on ce type d'arrosage.
Seul bémol, risque d'obstruction, des insectes cherchent a nicher dans les jets .... faut dire que les insectes aiment bien trainer dans les oliveraies conventionnelles. :mrgreen:
Adésias.

ghanmi H
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par ghanmi H » 12 nov. 2014 20:13

La technique avec des tuyaux percés et des goutteurs ;c'est ce que j'utilise maintenant , par contre pour la technique micro-jets c'est plus étendue en surface ,ce qui est bien pour les racines! mais y aura pas bcp d'évaporation et de ce fait d'eau? surtout dans les zones ensoleillées ,comme la notre? (l'autre coté de la méditerranée)!

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 12 nov. 2014 20:16

C'est clair que la perte en évaporation sera largement plus importante.
Il faut le faire fonctionner la nuit pour limiter l'évaporation.

Languedoc
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par Languedoc » 12 nov. 2014 21:03

hé bonsoir à tous !
En ce qui concerne l'irrigation , moi je ne suis pas pour ...mais je peux comprendre ! Que ce soit pour le calibre de l'olive de table ...ou pour des années de sècheresse particulières , comme celle que nous avons connu cette année dans le sud-est héraultais ( mais c'était trés localisé) .
Par contre , quitte à irriguer , je serai favorable aux micro-jets de zitoun....moins de déperdition que le canon ( et plus localisé) ...et ça n'a pas les effets pervers du goutte à goutte ( qui rend les oliviers trop dépendants et maintient l'essentiel des racines trop proche de la surface ...une perfusion permanente qui rend l'olivier fainéant )

En ce qui concerne la fumure , zitoun a tout dit ...notamment l'importance de compostage , sans quoi les effets sont inverses !
Bon , ganmi H , je vois que tu pars sur un amendement organique ....je ne suis pas trop pour non plus :lol: ...mais si c'est par choix écologique, phylosophique ,je le comprends :D
De ce que j'ai pu constater moi même , ou de l'expérience de collègues , ce sont deux problémes :
1 il faut en mettre des quantités considérables , sans quoi les résultats sont imperceptibles !
2 Et localiser ta fumure sous la frondaison et les abords de l'olivier ...ailleurs ça n'a aucun intérêt ... puis c'est pas tout , si tu l'enfouis pas ( le laisser à la surface) , ça n'a aucun d'intérêt non plus . Le problème , c'est qu'à partir d'une certaine taille , passer sous l'olivier pour grifonner "légèrement" , c'est pas évident .
Je parle sous le contrôle de zitoun :D

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 12 nov. 2014 22:50

Languedoc a écrit :hé bonsoir à tous !
En ce qui concerne l'irrigation , moi je ne suis pas pour ...mais je peux comprendre ! Que ce soit pour le calibre de l'olive de table ...ou pour des années de sècheresse particulières , comme celle que nous avons connu cette année dans le sud-est héraultais ( mais c'était trés localisé) .
Par contre , quitte à irriguer , je serai favorable aux micro-jets de zitoun....moins de déperdition que le canon ( et plus localisé) ...et ça n'a pas les effets pervers du goutte à goutte ( qui rend les oliviers trop dépendants et maintient l'essentiel des racines trop proche de la surface ...une perfusion permanente qui rend l'olivier fainéant )

En ce qui concerne la fumure , zitoun a tout dit ...notamment l'importance de compostage , sans quoi les effets sont inverses !
Bon , ganmi H , je vois que tu pars sur un amendement organique ....je ne suis pas trop pour non plus :lol: ...mais si c'est par choix écologique, phylosophique ,je le comprends :D
De ce que j'ai pu constater moi même , ou de l'expérience de collègues , ce sont deux problémes :
1 il faut en mettre des quantités considérables , sans quoi les résultats sont imperceptibles !
2 Et localiser ta fumure sous la frondaison et les abords de l'olivier ...ailleurs ça n'a aucun intérêt ... puis c'est pas tout , si tu l'enfouis pas ( le laisser à la surface) , ça n'a aucun d'intérêt non plus . Le problème , c'est qu'à partir d'une certaine taille , passer sous l'olivier pour grifonner "légèrement" , c'est pas évident .
Je parle sous le contrôle de zitoun :D
:roll: hé je suis pas un savant ! :lol:
Pour l'engrais, c'est sûr, il faut impérativement l'enterrer.
Aprés entre chimique et organique, ça c'est fonction des sols. Si le sol est riche en matière organique, le chimique est certainement plus rapide et efficace. Par contre, si le sol est pauvre en M.O, une partie de l'engrais chimique ce minéralise dans le sol et de ce fait, le rend non assimilable.
Je fais que de répéter les paroles d'un spécialiste que j'avais fait venir d’ailleurs il y a quelques années.
Je ne comprenais pas pourquoi j'avais des carences en vignes alors que j'apportai justement les éléments qu'ils fallaient et je n'avais aucun effet, l'impression d'acheter du sable de rivière.
Et c'est ce technicien qui m'a expliquer le comment du pourquoi. Et j'en ai retenu la leçon, depuis, je n'ai plus aucun problème de carence.
En résumer, pas de matière organique dans le sol, pas d'engrais chimique.
Si matières organiques il y a, engrais chimique ou organique.
Bref, si on ne connait pas son tôt de M.O, alors pour ne pas ce tromper mieux vaut partir sur de l'organique, dans cette formule là, on est certain de ne pas ce tromper.
Je ne fait que redire les paroles d'un technicien. Et finalement, je me suis rendu compte qu'il n'avait pas tord.

davidmalhautier
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par davidmalhautier » 13 nov. 2014 11:21

Salut à tous.
Un petit partage d'expérience sur l'irrigation.

Pour ma part j'ai des micro-asperseurs avec des buses différentes selon les variétés en gros de 50 à 100 litres/ heure à débit constant. J'arrose les arbres de 10 ans chaque 15 jours je leur apporte de 30 à 50 litres par m2 environ soit de 12 heures à presque 24 heures. Pour les arbres jeunes j'arrose chaque 10/12 jours, j'ai enlevé sur les arbres de moins de trois ans l'ailette ce qui fait que l'eau tombe au pied de l'arbre sinon vous avez de gros gaspillages et vous sortez le girobroyeur chaque semaine et là je n'arrose que de 4 à 6 heures.

L'avantage de l'irrigation c'est le calibre des fruits ( je vends une grande partie en table) et l'alternance limitée.
Pour les jeunes arbres l'entrée en production est plus rapide.

Il faut penser aussi aux inconvénients nombreux:

Coût de l'installation +/- 1500€ hectare
Prix de l'eau
Temps passé lancer les arrosages déboucher réparer la casse (récolte girobroyeur)
Pour la récolte il faut bouger les micro pour passer les filets
Rendement en huile plus Faible
Sensibilité aux maladies accrue ( verticilliose et les mouches viennent se désaltérer)
Déserbage plus fréquent et tonte de l'herbe.
Je dois en oublier

C'est un choix.

Pour les matières organiques je m'adresse aux pros que vous êtes j'ai fait une analyse de feuille et de terre l'an dernier disponible dans techniques culturales problèmes de nouaison sur Aglandau je suis à 1.6 apparemment c'est bon si vous en savez plus n'hésitez pas à regarder les analyses pour me donner des conseils, c'est vrai que quand les arbres sont grands on peut pas travailler dessous pour enfouir c'est pas évident. Mes terres sont enherbées comme vous je suppose et les arbres plantés dans un cadre 6.37 sur 6 dans le rang.
Et les nouveaux 7.20 sur 6.5

Je crois cette année que je vais tenter des fertilisations différentes selon les rangées pour voir.

Ps j'avais apporté des grignons il y a trois ans.

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 13 nov. 2014 19:32

Pour vous faire passer la soirée au coin de la cheminée :lol:
Pensez avant de lire, de prendre un comprimé pour le mal de crane .... :mrgreen:

La différence fondamentale entre les engrais et les amendements, est que le rôle des premiers est uniquement d'apporter les éléments nutritifs au végétal, alors que le rôle des seconds est de modifier la structure et l'acidité du sol, permettant ainsi aux plantes de profiter au maximum des engrais. Il se trouve que, bien souvent, les amendements contiennent eux aussi des quantités non négligeables d'éléments nutritifs et qu'ils sont parfois assimilés à des engrais.

Nos chers pensionnaires, les oliviers, ont une alimentation bien spécifique. Ils ont besoin de :
- Phosphore symbolisé par la lettre 'P'.
- Potasse symbolisée par la lettre 'K', de l'allemand "Kali".
- Azote symbolisé par la lettre 'N' car, à l'origine, on l'appelait "Nitrogène".
- de nombreuses substances chimiques qu'on appelle les oligo-éléments.

Tous les engrais que nous utiliserons ne contiennent jamais ces éléments sous forme chimique simple. Ce sera toujours un mélange de produits différents les contenant à de plus ou moins grandes proportions.
Selon la nature de ces produits, les éléments qui nous intéressent (N, P, K et oligo-éléments) seront libérés plus ou moins rapidement, au cours de réactions chimiques successives, avant d'être absorbés par les racines de l'arbre.
Les facteurs qui favorisent ces réactions chimiques sont :
d'une part la présence d'eau et la solubilité des produits d'origine dans l'eau,
d'autre part l'activité bactérienne dans le sol. En effet, tout comme ce qui se passe dans notre tube digestif, ce sont ces précieuses auxiliaires qui, en grande partie, se chargent de casser les molécules complexes, inutiles pour nous et nos oliviers, en éléments simples et assimilables.

Fort heureusement, la législation oblige le fabricant d'engrais à spécifier sur ses emballages la quantité exacte d'azote, de potasse et de phosphore contenu dans les produits de base qu'il utilise. C'est ainsi que l'on parle d'engrais 12/17/12 ou d'engrais 20/20/10. Le premier chiffre représente toujours le pourcentage d'azote, le second le pourcentage de potasse et le troisième de phosphore. On trouve aussi des engrais qui ne contiennent que deux de ces éléments tout comme il existe des engrais simples qui ne contiennent qu'un seul élément.


Un peu de chimie.
Si vous êtes capable d'expliquer la différence entre un engrais ammoniacal, un engrais nitrique et un engrais uréique vous pouvez peut être sauter ce chapitre. Dans le cas contraire, prenez le temps de comprendre (dans les grandes lignes rassurez-vous !) ce que devient l'argent que vous avez investi dans les engrais et pourquoi parfois il a été dépensé en pure perte.
Comme tout être vivant, comme vous et moi, l'olivier se nourrit afin de se développer, produire sa descendance (les olives, les rejets) et se défendre contre les attaques du milieu extérieur. Il puise sa nourriture dans deux milieux différents : l'air et le sol. Comme c'est un végétal, il ne peut courir après son repas et doit le trouver dans le milieu avec lequel il est en contact. Notre rôle sera donc de mettre à sa disposition, en permanence, un repas équilibré et facilement accessible.
Que mange-t-il ?
92% de sa nourriture consiste en gaz carbonique (CO2) qu'il puise dans l'atmosphère au moyen des stomates de ses feuilles (l'équivalent des pores de notre peau) et d'eau (H2O) qu'il boit surtout dans le sol au moyen de ses racines et un peu sur ses feuilles par ces fameux stomates. On voit donc que 92% de la nourriture est fourni gratuitement et en abondance par la nature.
Qu'en font nos oliviers ?
Grâce à la chlorophylle de leurs feuilles et à la lumière du soleil, ces molécules CO2 et H2O sont cassées en atomes simples d'oxygène (O), de carbone (C) et d'hydrogène (H). Ce phénomène s'appelle la photosynthèse. Les atomes simples sont recombinés en sucres (C H2 O) qui serviront à fabriquer toute sorte de molécules complexes comme le glucose (C6 H12 O6) qui est la brique élémentaire servant à la fabrication de tout être vivant. Dans le végétal, il servira principalement à la fabrication de la cellulose, qui est son squelette, mais aussi à toutes sortes de produits vitaux, au premier rang desquels se trouve notre précieuse huile d'olive. Si vous avez fait un rapide calcul, vous vous êtes aperçu que pour fabriquer "C H2 O" à partir de "CO2 "et "H2O", l'olivier a un excédent de deux atomes d'oxygène qu'il rejettera dans l'atmosphère afin que nous autres, pauvres mortels, puissions en profiter. Tout serait merveilleux si nos arbres se contentaient de ces 92% de nourriture gratuite. Mais ils ont un besoin vital de bien d'autres éléments qu'ils ne peuvent trouver que dans le sol en y envoyant leurs racines.

L'Azote.
Le premier de ces éléments est l'azote (N). Il sert à la fabrication de la plupart des protéines, molécules d'ADN et ARN, ainsi que des vitamines, des hormones, des enzymes et bien sur de la précieuse chlorophylle.
L'azote constitue les quatre- cinquièmes de l'atmosphère terrestre mais malheureusement les végétaux sont incapables de l'assimiler tel quel.
Il doit préalablement être transformé en Nitrate (NO3). Cette molécule est très soluble dans l'eau et passe facilement dans la racine des plantes. Justement parce qu'elle est très soluble, elle disparaît rapidement, entraînée par les eaux de pluie.
L'azote est complètement absent des roches terrestres. Une des façons de fixer durablement l'azote dans le sol, est de le mettre sous forme ammoniacale, c'est à dire sous forme de sels à base d'ammoniaque (NH3). Ce sont les bactéries du sol qui se chargeront de transformer l'ammoniaque en nitrate. D'où l'intérêt de maintenir un sol vivant et bien fourni en humus et ce, d'autant plus, que cet humus contient une bonne proportion d'azote (5% en moyenne) sous forme organique : les enzymes, protéines, hormones et autres vitamines que les plantes dont il provient avaient fabriqué. Cet azote organique, faisant parti d'une molécule à base de glucose (vous vous souvenez de C6 H12 O6 ?), doit aussi être digérée par les précieuses bactéries pour se transformer, d'abord en azote ammoniacal, puis en nitrate. Les engrais organiques sont donc les plus stables dans le sol mais ne sont pas disponibles immédiatement pour la plante.
En outre, il existe d'autres bactéries qui peuvent fabriquer de l'engrais azoté organique directement à partir de l'atmosphère terrestre. Elles vivent en symbiose avec les légumineuses (luzerne, sainfoin, trèfle, haricot, soja, etc...) dans des nodules situés sur leurs racines. Toutes ces plantes, transformées en humus, vous offrent un très bon engrais azoté gratuit.
Et l'urée ?
Disons que c'est un engrais à la fois nitrique et ammoniacal. Sa formule est "NH2 CO NH2". Il profite assez rapidement à la plante mais peut aussi disparaître rapidement, lessivé ou évaporé sous forme de gaz ammoniaque.

Pour résumer :

Un engrais nitrique est à base d'azote lié à l'oxygène, sera rapidement assimilable par vos oliviers mais disparaîtra rapidement du sol. (peut être pour aller polluer l'eau que vous mettrez dans votre Pastis) :lol:

Un engrais ammoniacal est à base d'azote lié à l'hydrogène, restera plus longtemps dans le sol mais devra préalablement passer par l'estomac d'une bactérie avant de profiter à vos oliviers.

Un engrais organique (compost, sang desséché, corne broyée, tourteaux) sera stable dans le sol mais demandera du temps pour faire son effet puisqu'il devra être transformé en ammoniaque puis en nitrate.


Les engrais azotés

Les engrais organiques.
Ce sont bien évidement le fumier, le terreau et tous les végétaux que vous laissez pourrir au pied de vos oliviers comme les engrais verts.
Ce sont aussi :
- Le sang desséché ( 10 à 13 % d'azote).
- La corne torréfiée (13 à 15 % d'azote)
- La poudre de viande (8 à 11 % d'azote)
- Les tourteaux qui sont les restes végétaux du traitement industriel de certaines productions agricoles comme les oléagineux (colza, tournesol), la distillation ou le raffinage (sucre, diesel vert).
- Les boues séchées des stations d'épuration des eaux usées.
Tous ces produits ne contiennent pas seulement de l'azote mais aussi des autres engrais et oligo-éléments.
Ils peuvent aussi être considérés comme des amendements puisqu'ils apportent beaucoup d'humus.

Les engrais ammoniacaux
- Le sulfate d'ammoniaque ( 20 à 21 % d'azote).
- Le cyanamide ( 18 à 22 % d'azote). C'est un engrais qui contient environ 60% de chaux et qui est uniquement recommandé pour amender une terre trop acide
Les engrais ammoniacaux ont une action un peu plus rapide que les engrais organique mais doivent être transformés en azote nitrique pour être assimilés.
Ils sont généralement inclus dans un engrais complet et enfoui à l'automne. Ils sont aussi mélangés à un engrais nitrique et épandu au printemps pour stimuler la végétation.

Les engrais nitriques
- Le nitrate de soude ( 15 à 16 % d'azote).
- Le nitrate de chaux ( 15 à 16 % d'azote) qui contient de 26 à 28 % de chaux. C'est un engrais qui n'est pas recommandé dans une terre déjà trop calcaire.
Les engrais nitriques ont une action très rapide mais sont facilement lessivés par les eaux de pluie.
Ils sont utilisés uniquement au printemps et à petites doses répétées.

Les engrais uréiques
- Ils se présentent généralement sous forme d'urée "perlée" c'est à dire sous forme de petites billes qui contiennent environ 45% d'azote uréique.
Comme nous l'avons vu ci-dessus, la rapidité d'action de l'urée se situe entre les engrais nitriques et ammoniacaux. Il faut noter que plus le sol contient de matières organiques, moins l'urée sera lessivée par les eaux de pluie. En effet, les bactéries la transformeront en carbonate d'ammonium, plus stable, qui se transformera peu à peu en ammonium disponible pour les plantes.


Carences et excès en Azote

Une carence en azote se caractérise par :

Une décoloration des feuilles commençant par les plus anciennes puisque l'azote est le principal constituant de la chlorophylle.
Une croissance végétale faible au printemps.

Les causes en sont :

Un manque dû à l'absence d'humus et/ou d'engrais azotés.
Une terre trop basique. Les sels complexes que sont généralement les engrais, ne peuvent être dissous dans l'eau que grâce à une légère acidité..
Une terre asphyxiante, soit parce qu'elle est gorgée d'eau, soit parce qu'elle est trop compacte.
Une terre trop sèche. Les engrais ne peuvent se diluer dans l'eau et être absorbés par les radicelles.

Un excès d'azote se caractérise par :

Une croissance exagérée du feuillage au dépend de la fructification. L'arbre semble vigoureux mais produit peu de fleurs et donc de fruits.
Des branches sans rigidité qui "s'avachissent".
Un retard de maturité des fruits.
Des oliviers très sensibles à l'attaque des insectes suceurs de sève comme la cochenille et les pucerons et donc très sujets à la fumagine.

Les causes en sont :

Principalement un déséquilibre dans la fumure avec un excès d'engrais azotés et d'humus.
Une terre trop acide qui devra être amandée par un apport de chaux
Une irrigation trop poussée ou une terre trop humide.

Le Phosphore.

Le phosphore existe normalement dans presque tous les types de sol sous forme minérale et, en moindre proportion, sous forme organique. Les matières organiques en contiennent 5 pour 1000, soit dix fois moins que l'azote.
La forme minérale est exclusivement de l'acide phosphorique (PO4H3 ou PO4H2)
C'est uniquement sous cette forme qu'il peut être assimilé par les plantes. Le phosphore organique est un anhydride phosphorique P2O5. Il doit donc être minéralisé par les bactéries pour être assimilable.

Le rôle du phosphore n'est pas aussi visible que celui de l'azote. Il favorise la solidité des tiges, la fructification et hâte la maturité.

La plupart des sols sont pauvres en phosphore et un apport régulier est absolument nécessaire pour avoir des oliviers productifs et en bonne santé.
Les engrais phosphatés sont très stable dans le sol et ne descendent que de 1 cm par an. Ils doivent être incorporés au sol par un labour léger.
Voici les différents engrais phosphatés que l'on trouve dans le commerce :
- Les phosphates naturels.
Ils contiennent de 30 à 35 % d'acide phosphorique. Ils contiennent aussi de 40 à 45 % de calcium et ne doivent pas être utilisés si votre terrain est déjà trop calcaire. Par contre, ils sont excellents dans un sol acide. Il faut savoir que leur action est assez lente, d'autant plus que le sol est pauvre en humus.
- Les superphosphates.
Ce sont des phosphates naturels traités à l'acide qui dosent de 15 à 25 % d'acide phosphorique. A l'inverse des phosphates naturels, ils peuvent être utilisés dans des sols calcaires mais sont déconseillés dans des sols acides.
Ils sont un peu plus rapides car en partie solubles dans l'eau.
- Les superphosphates enrichis.
Les superphosphates doubles titrent de 25 à 35 %.
Les superphosphates triples titrent de 35 à 48 %.

La Potasse.

La potasse favorise la production des fruits, elle augmente le poids et la qualité de la production de nos arbres.
Une carence en potasse se caractérise par un jaunissement puis par une nécrose de l'extrémité de la feuille.
Toutefois, il faut aussi de méfier des excés de potasse, principalement à la fin du printemps, car ils peuvent conduire à des blocages des autres engrais et oligo-éléments.
Comme le phosphore, la potasse est assez retenue par le sol. Elle ne descend que de 2 à 3 cm par an.
Il faut donc la mettre longtemps à l'avance pour qu'elle soit disponible au niveau des racines. C'est à dire, comme pour le phosphore, durant l'automne.

Les différents engrais potassiques sont :
- La sylvinite.
C'est en fait un mélange de potasse (40%) et de chlorure de sodium, notre sel de cuisine (30%), c'est pourquoi il vaut mieux l'éviter.
- Le chlorure de potassium.
C'est de la sylvinite débarrassée de son chlorure de sodium. Il dose environ 60% de potasse.
- Le sulfate de potasse.
C'est le meilleur engrais potassique qui convient à tous les sols. Il dose 50% de potasse.
- Le Patenkali.
Qui est un engrais minéral extrait directement du sol et est donc un engrais naturel autorisé en agriculture biologique.

Les oligo-éléments.
Les oligo-éléments sont des éléments chimiques dont l'olivier n'utilise que des quantités infinitésimales mais qui ont un impact considérable sur sa santé s'ils viennent à manquer.
Voyons quels sont les plus importants et comment les mettre à disposition de nos arbres si le besoin s'en fait sentir.

Le bore :
C'est l'élément le plus important car il joue des rôles multiples dans la croissance des végétaux.
Il agit sur le développement des racines et des tiges, sur la qualité du pollen, la teneur en hormones, en sucres et en acides nucléiques des tissus, sur la nouaison et la qualité des fruits.

Sa carence se manifeste par :
- Une chlorose des feuilles (décoloration) qui commence par la pointe.
- Des feuilles de petite taille.
- L'avortement des bourgeons, une nécrose et le dépérissement des rameaux.
- Des olives de mauvaise qualité, tachées, crevassées et qui chutent prématurément.

Les causes de cette carence sont :
- Un sol trop calcaire au PH élevé.
- Un sol caillouteux et/ou pauvre en matière organique.
- La présence d'une semelle de labour qui empêche les racines d'explorer les couches profondes du sol, plus riche en oligo-éléments.
- Un sol filtrant lessivé par les pluies.
- Un excès d'engrais azoté et potassique.
- Des conditions climatiques extrêmes, froid et/ou sécheresse.
- Une récolte abondante qui a épuisé les réserves de l'arbre.

Les remèdes à cette carence sont :
- Un apport régulier de matière organique.
- Une irrigation raisonnée.
- L'apport de 50 kg de borate de soude (Borax) par hectare chaque année en automne.
- La pulvérisation de pentaborate de sodium (solubor C) sur la frondaison, trois semaines avant et après la floraison, à la dose de 250 grammes par hectolitre d'eau. Cet apport peut parfaitement être fait à l'occasion du traitement cuprique de printemps.


Le magnésium :
Il joue un rôle essentiel dans l'élaboration de la chlorophylle et dans la plupart des processus métaboliques comme la synthèse des protéines.

Sa carence se manifeste principalement par une chlorose de feuilles différente de celle due au manque de bore. Des taches de couleur vert clair apparaissent symétriquement par rapport à la nervure centrale de la feuille. Cette décoloration évolue peu à peu en nécrose.
Ce sont les feuilles âgées qui sont touchées en premier ce qui peu nous induire en erreur. On pense généralement que la feuille a vécu et meurt naturellement.

Usuellement, le sol contient assez de magnésium pour nos oliviers. S'il venait à manquer, les causes sont à peu près les mêmes que pour le bore.

Il est assez facile de remédier à cette carence. Le sulfate de magnésium est le principal remède. Il est soluble facilement dans l'eau et convient à tous les types de sol. Il suffit de l'épandre autour des arbres au cours de l'automne. Il vaut mieux faire une analyse de sol préalablement pour voir si cela est nécessaire et quelle est la quantité requise.

Les analyses foliaires
On peut dire que pour nos oliviers, l'analyse foliaire est l'équivalent d'une analyse sanguine pour nous autres, humains.
Elle nous donnera de précieuses indications sur la façon dont les arbres ont assimilé les engrais que nous avons mis à leur pied. Elle ne remplace pas l'analyse du sol mais la complète. En effet, le sol peut parfaitement contenir tous les engrais et les oligo-éléments nécessaires à nos oliviers mais, selon la nature du terrain, le travail du sol, l'irrigation ou la météorologie, ceux-ci ont peut-être été dans l'impossibilité de se nourrir correctement.
Pour être parfaitement représentative, l'analyse doit se faire à une époque de l'année où la proportion des différents minéraux ne fluctue pas trop dans les feuilles. C'est pendant le repos hivernal qu'elle est le plus stable et la meilleure période est donc fin- janvier, début février.
On prélève sur environ 1/4 des arbres deux feuilles aux quatre coins cardinaux, soit 8 feuilles par arbres. On choisira des rameaux de l'année précédente, c'est à dire entrant dans leur deuxième année et étant susceptibles de développer des fruits au printemps.
On choisira toujours les mêmes arbres pour pouvoir suivre leur évolution en fonction des changements à notre façon de les nourrir et les entretenir.

Ces résultats se présentent généralement sous la forme de tableaux qui nous indiquent très précisément la proportion des principaux engrais assimilés par les arbres ainsi que celle de tous les oligo-éléments indispensables. Mais pour nous, néophytes, ce qui nous intéresse surtout, c'est de savoir si ces valeurs sont proches ou non des valeurs idéales et s'il n'y a pas de carence ou d'excès d'un ou de plusieurs éléments.
Un barre-graphe nous indique, d'un seul coup d'oeil, de combien ces valeurs sont éloignées des proportions idéales.

Pour bien apprécier tout l'intérêt de l'analyse foliaire, il faut savoir que le manque (ou l'excès) de quelques grammes de n'importe quel oligo-élément, peut bloquer l'assimilation correcte des tonnes d'engrais que nous mettons au pied de nos oliviers chaque année.
De même, l'usage de certain engrais, non adaptés à notre sol, peut conduire à un déséquilibre qui a les mêmes effets.

Je pense que ce copier collé vous sera utile.
Adésias.

coupet
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par coupet » 14 nov. 2014 18:15

Zitoun a écrit : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- .
Un GRAND merci pour toutes ces explications..
Je l'ai lu cette après midi au coin de la cheminée (mais éteinte ) :lol:
et j'ai pris un comprimé,mais après l'avoir lu :|
Dans le copier collé,il ceux dit : signe de manque de bore -des feuilles de petite taille- mais je suppose que ce n'est pas valable pour un olivier qui vient d'être planté et qu'il commence à faire des feuilles, mais petites ?
Pour l'engrais, je mets au printemps, "spécial olivier " Orga'perle ou Perle'olive.J'essaye d'avoir du fumier,pas trop frais,que je mets au pied et je l'enterre.
Pas loin de chez moi,il y a une composterie de l’agglomération,dois je faire rentrer du compost pour étaler sur mon terrain ou autour des oliviers.
J'ai laissé enherbé car le terrain est légèrement en pente et "vrillé",il pousse se qu'il pousse !!, Vaut mieux que je travaille le sol et que je sème fétuque,ray-grass,trèfle ou autres ?

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 14 nov. 2014 19:00

zitoun a écrit :
La fumure organique en bouchon coute entre 250-300 € Tonne, vendu en big bag de 500 Kg. (soit 125 à 150 € pour 1 ha)
Moi j'y met de l'organique à base de fumier de volaille et de lisier de porc. 250 €/T, effet visible dès la première année.
Erratum, grosse bourdasse de ma part .... :oops: :oops: :oops:
Le prix c'est 250 € le big bag, soit 500 € T. Donc sur une base de 500 Kg/ha ça fait du 250 € hectare. (ça c'est la dose pour sol pauvre) si chaque année on fait un apport, et que l'on broye l'herbes et branches de taille, inutile d'apporter 500 kg. 200 pour l'entretient annuel c'est bien bon.
Lorsqu'on broye les branches taillées, ça fait une sacrée couche d'humus. Là dessus, un chiqué d'azote pour aider à décomposer, un coup de griffes ou de disques pour enterrer tout ça et les oliviers pètent la santés.

ghanmi H
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par ghanmi H » 14 nov. 2014 19:10

Bonsoir tout le monde
Et ben c'est trés intéressant tout ça mais il faut que je lise pour comprendre ! ce weekend c sur.
Mais dans notre region ( l'autre coté de la mediterannée ça nous manque du materiel ... on essaie de faire ce qu'on peut et on compte bcp sur le soleil :D )

zitoun
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Re: Bien entretenir mon olivier

Message par zitoun » 14 nov. 2014 19:45

coupet a écrit :Zitoun a écrit : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- .
Un GRAND merci pour toutes ces explications..
Je l'ai lu cette après midi au coin de la cheminée (mais éteinte ) :lol:
et j'ai pris un comprimé,mais après l'avoir lu :|
Dans le copier collé,il ceux dit : signe de manque de bore -des feuilles de petite taille- mais je suppose que ce n'est pas valable pour un olivier qui vient d'être planté et qu'il commence à faire des feuilles, mais petites ?
Pour l'engrais, je mets au printemps, "spécial olivier " Orga'perle ou Perle'olive.J'essaye d'avoir du fumier,pas trop frais,que je mets au pied et je l'enterre.
Pas loin de chez moi,il y a une composterie de l’agglomération,dois je faire rentrer du compost pour étaler sur mon terrain ou autour des oliviers.
J'ai laissé enherbé car le terrain est légèrement en pente et "vrillé",il pousse se qu'il pousse !!, Vaut mieux que je travaille le sol et que je sème fétuque,ray-grass,trèfle ou autres ?
Il fut un temps, je récuperai gratuitement, du fumier de cheval dans un centre équestre, avec une benne de 12 M3. Le fumier de cheval, c'est que de la paille.
Je le stocké pendant 8-12 mois minimum. Je le bougeai 2 fois avec l'épandeur tout en y apportant de l'ammoniac pour qu'il ce transforme en humus.
Un fumier composté, ressemble a du terreau. C'est lourd et compact.
Par contre, une fois composté, le volume du fumier est divisé par 4.
Pour résumer, lorsque je chargeai 16 godets de tracto-pelle de fumier frais, une fois composté il me restait 4 godets de tracto. On perd en volume mais on ne perd pas en poids.
Pour ta parcelle en pente, et pour éviter le ravinement, c'est certains que de la travailler c'est problématique. faut pas chercher à creuser.
Une année, j'avais semé du colza, très bon résultat, j'avais pris des graines tout droit sortie de la goulotte de la moissoneuse. On va pas acheter de la semence qui coute un bras pour faire de l'herbes ..... :mrgreen: ça ce sème avec un simple petit semoir à la volée, un petit coup de griffon genre "canadien" et le tour est joué.
Le cout, moins de 10 €/ha. Je l'avais laisser poussé d'un mètre de haut, puis broyage. Une couche de 4 cm de matière organique assurée.
Le colza a pour avantage de décompacter les sols par ses racines.
Effet indésirable, une invitation exceptionnelle des mouches à olives, du fait que les fleurs de colza sont jaune ..... :lol: donc, il est préférable de broyer avant ça floraison.
Autrement il y a toutes les plantes de la famille des légumineuses, qui stocke l'azote dans ses nodules racinaire.
Je les appelles les pompes à chaleur d'azote. Elles absorbent l'azote de l'air pour le stocker au racines. Plante qui dépollue l'atmosphère et le restitue au sol pour le bonheur des plantes et des arbres. ça c'est bio ! :lol:

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